Dans le cas de la fiction, la réalité du montant des dépenses
horaires françaises est contrôlée à posteriori par
le CNC. Il est donc possible de vérifier si l'employeur n'a pas annoncé
à tort un montant inférieur au seuil de 3 millions (ou de 4 millions).
Dans le cas du documentaire, ce concept n'est pas utilisé pour
la détermination du coefficient du COSIP.
A ce jour, en tout état de cause, le nombre des documentaires produits
en France dans cette catégorie de budget est malheureusement extrêmement
limité. Les employeurs entendent toutefois réaffirmer la vocation
du documentaire, lorsqu'il est produit dans des conditions de financement et
de réalisation satisfaisantes, à justifier du paiement des salaires
au minimum 2.
Il est d'ores et déjà acquis que les documentaires éligibles
au nouveau super-coefficient du COSIP, dont la création est envisagée
dans le courant de l'année 2000, entreront dans le champ d'application
obligatoire du minimum 2.
Pour les autres genres, le montant des dépenses horaires françaises
est normalement proche du montant payé par la chaîne, diminué
de la marge et des frais généraux.
En tout état de cause, les employeurs s'engagent à maintenir
les pratiques actuelles en matières de salaires, lorsqu'elles sont supérieures
au minimum 1.
Dans le cas où le producteur aurait annoncé un montant inférieur
au seuil d'éligibilité du minimum 2, et que le montant réel
s'avérerait supérieur à ce seuil, le producteur devra verser
le complément de rémunération éventuellement dû
aux salariés concernés.
En revanche, dans le cas où le montant réel s'avérerait
inférieur au seuil, alors que le producteur aurait anticipé un
montant supérieur, le salaire restera acquis au salarié.
Les fictions télévisuelles faisant l'objet d'une exploitation
en salle, quelle que soit la version de l'uvre exploitée, doivent
avoir donné lieu à application des minimums 2 ou, le cas échéant,
entraîner le versement du complément de salaire correspondant.
Les dispositions du précédent alinéa s'appliquent également
aux uvres documentaires lorsqu'elles font l'objet d'une exploitation commerciale
significative en salle.
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