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 prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: TBOU (---.ipt.aol.com)
Date:   11-04-06 08:59

Salut tout le monde, j'aimerai savoir vos avis sur du matos de prise de son qui servirai à composer une sonothèque pour faire du montage son, design sonore etc...

Je me suis renseigner sur les enregistreur et il y en a tellement que j'ai du mal à mi retrouver: tascam, fostex, sound device... en effet j'ai du mal à savoir quel enregistreur "sufirai" et qu'est ce qui serai vraiment valable et utile sans partir dans des délires du style quantar totalement inutile pour un monteur son bien sur ! (enfin jimagine que ça le serai)

De même pour le choix des mics je suis totalement perdu si vous pouviez me donnez vos avis ça serai vraiment cool: sennheiser, schopes, nemann, akg...

et quelle type de prise de son serai la plus appropriée: MS, ORTF, XY...

Merci d'avance !

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: PVDD (---.mobileinternet.proximus.be)
Date:   11-04-06 23:03

Salut "TBOU".

Je suis scotché par ton style vachement cool sur l'orthographe des mots français et aussi des marques.
Pourrais tu traduire?
Quantar c'est Cantar?
Schopes c'est Schoeps?
Mics c'est microphones?
Nemann c'est Neumann?

Tu nous demandes d'être précis ou bien tu veux des conseils en style phonétique?

Phil de Jette.

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Yves (---.fbx.proxad.net)
Date:   12-04-06 00:05

Tbou, tu sembles debuter ...

Partir ex-nihilo, enregistrer ses sons, ses ambiances jusqu'à créer une sonotheque suffisante pour alimenter n projets audiovisuels reviend à vider l'ocean avec une petite cuillere , alors ..

-Comment font ils ???

Les sonotheques qui tournent sont alimentées par bcp d'ingés son qui y sont, à un titre ou à un autre, associés . Chacun apportant les sons enregistrés sur les realisations qui les ont concerné .Ainsi cuillere apres cuillere, film apres film, ingé son par ingé son la sonotheque s'alimente jusqu'à, un jour etre utilisée.

-Comment sais t on que ce jour est arrivé ?

C'est le jour ou tu trouves, dans ta sonotheque, le son que le client te demande !

Ces generalités peuvent etre contournées par la specialisation, par exemple avoir une sonotheque qui comprend bcp de bruits de machines anciennes, ou encores des ambiances Africaines, ou les cris des anciens "petits metiers" de Paris , mais là aussi il faut du temps.

La technique n'est pas vraiment un probleme, la vrai question est : est ce que je sais ecouter ?

Bon courage. 8)

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: TBOU (---.ipt.aol.com)
Date:   12-04-06 08:56

excusez moi pour l'orthographe ainsi que pour les marques que j'ai écris nimporte comment; ce n'est pas dans mes habitudes, c'est que j'ai posté le sujet le matin en toute hate avant d'aller embocher...complètement dans le brouillard... dsl

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Jean Casanova (---.fbx.proxad.net)
Date:   12-04-06 11:59

Yves, tu as une vision un peu trop belle de la composition des sonothèques ! Certes il y a des groupes d'ingé son qui mettent en commun leur production pour arriver à partir d'un certain volume à créer une sonothèque partagée. La sonothèque de Tohu-Bohu en est un exemple louable.

Mais il y a aussi, à cause du numérique, des tas de monteurs son qui, au fils des films qu'ils ont montés, exploitent la base des sons directs et sons seuls d'ingés son, souvent sans leur avoir demandé leur avis. Le système les pousse à ça, il n'est plus possible de se présenter comme monteur son sans venir avec sa batterie de disques durs, car plus aucune production ne paiera un son comme d'antan, et le numérique les aide particulièrement. Nous, professionnels du son, sommes les premiers à participer au piratage de nos propres droits !

On parle beaucoup (et mal) actuellement de 'DRM' et je suis certain qu'il va falloir un jour mettre dans nos machines des systèmes de 'DRS'. D'abord, il est nécessaire de rappeler que seule la production qui a engagé l'ingé son est propriétaire des sons que nous enregistrons. L'idée serait d'attribuer à la post-production, par un système de DR configurable dans nos enregistreurs, une durée de validité du son, ainsi qu'un code client qui verrouillerait le son sans l'utilisatilon d'une clef dongle (non copiable bien entendu, un certain nombre de clefs serait distribué, en début de post-prod, aux montage, montage son, labo, etc...). Après cette période le son n'est plus copiable, ni lisible, la clef n'est plus valable. Le DRS qui tagguerait le fichier BWF pourrait être modifié par un code, dont l'ingénieur du son originel serait le dépositaire en accord avec sa production. Ce code permettrait de modifier la date de validité, la supprimer (pour ses propres besoin par exemple), modifer le dongle pour réplondre aux besoins d'une post-production, créer d'autres dongles. Tout cela est très facile à mettre en oeuvre, il s'agit avant tout d'en avoir la volonté, et les monteurs qui voudraient utiliser les sons d'un ingé son seraient alors obligés de leur en demander le droit. Rien de plus normal non dans le monde de la production artistique ?

Cela pourrait aussi ouvrir le débat du statut de l'ingé son dans le processus de création artistique. Après les chefs op image qui revendiquent un droit d'image, nous pouvons aussi revendiquer un droit du son. Sans être propriétaires des sons que nous enregistrons, nous pourrions néanmons demander à en être les dépositaires et utilisateurs exclusifs (en plus de la production elle-même, avec le possibilité d'une sorte de licence Creative Commons). Rappelons que nos contrats sont signés pour un tournage particulier, nous pourrions demander de même que nos son ne soient utilisables par le production que pour ce tournage, cela d'ailleurs me parait implicite que le fruit du travail soit limité aux termes du contrat de travail lui-même.

Le débat est lancé

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Yves (---.fbx.proxad.net)
Date:   12-04-06 15:10

Pour un fois que je suis sympa ... ma vision est trop belle, c'est decourageant ..

La prise de son appartient a la production, le bruit appartient a chacun , je considere une fois le travail

fait qu'il ne m'apprtiens plus , et puis ces pauvres monteurs sons dans leur cagibi devant leur ordi

froid il faut bien qu'ils aient une compensation, un peu de compassion quoi !

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Pierric Guennegan (---.w83-202.abo.wanadoo.fr)
Date:   12-04-06 20:25

Bonsoir,

Commençons par le plus simple : la technique. Pour tous mes enregistrements de sons seuls, j'utilise un couple ORTF Schoeps. Comme enregistreur : soit un Nagra IV-S, quand je veux vraiment un beau résultat ou sur des sons à la structure harmonique compliquée (vagues...), soit un Fostex FR2 + Mixette M3i pour des sons courants (circul dans Paris, fonds d'air...)

Maintenant le plus compliqué.
Les productions considèrent comme normal que l'ingénieur du son plateau fasse tous les sons seuls le soir ou je ne sais quand, en tout cas, sans dépense supplementaire.
a) après une journée de plateau, je suis crevé, je n'entends plus rien et n'ai qu'une envie : aller prendre une bière et un bain... comme le reste de l'équipe. Sans compter qu'en plus je devrais attendre que tout le monde soit parti.
b) En plus, il serait peu problable, même dans ces conditions, que les sons soient beaux et interessants.
c) Enfin, comment savoir, précisement, ce dont aura besoin l'équipe montage ?
Les seuls sons seuls que je fais pendant le tournage sont ceux présentant un raccord avec les directs : une voiture de jeu ou une séquence avec de la figu. Tout le reste (les fonds, les belles ambiances...), j'estime que c'est le boulot du monteur son (profession que j'exerce également) pas le mien. D'ailleurs, je crois savoir que les américains travaillent comme cela : le "sound mixer" ne s'ocuppe que des paroles. C'est très bien ainsi.

Enregistrer des sons seuls est une chose très compliquée (peut être même plus compliqué que de faire des directs) et très souvent il faut revenir plusieurs fois, à des moments différents, avant que le son désiré soit présent. Je trouve que cela ressemble beaucoup à la photo de paysage : il faut être là au bon moment. Cela demande beaucoup de temps mais c'est, pour moi, un vrai plaisir et un vrai bohneur. Lorsque je pars "en chasse" c'est que je suis en cours de montage sur un film et qu'il me manque des éléments, clairement identifés, pour une ou des séquences précises. Parfois également, j'enregistre comme ça, sans motif, juste pour le plaisir ou bien je sais que l'évènement où je me trouve est particulier (un festival de machines à vapeur, par exemple) et que ça peut servir...

Ce pose effectivement la question du droit. Les sons enregistrés pendant le tournage sont, sans l'ombre d'un doute, propriété de la prod. Mais quid d'un usage autre ou par un monteur son peu scrupuleux ? Ou dans un son figurant dans ma sonothèque fourni à un autre film ?
une des premières solutions pour se protéger est de ne pas fournir de sons seuls et de laisser les monteurs se demerder. C'est la mienne. Naturellement, il ne me viendrait pas l'idée de demander à un ingenieur du son d'aller "faire des sons" pour un film dont je ne fais que le montage. Certains me traiteront de facho, mais cela a le mérite d'être efficace. Cela étant dit, il arrive que des monteurs me demande des sons : cela m'arrive de les donner bien volontiers, mais pas à n'importe qui...
Enfin, il est triste de constater, qu'en France, nous entendons toujours les mêmes sons dans les longs métrages ou les téléfilms : comme quoi, les monteurs sons doivent se refiler les DD entre eux...

Les solutions proposées par Jean me semble malheureusement bien utopistes. En effet, la jurisprudence montre qu'il n'est pas possible de protéger une ambiance ou un son, contrairement à une musique, même si celle-ci n'est pas notée (musique concrète). Je l'ai appris en faisant une bande son pour une expo photo dans un grand magasin du Bld Haussmann. J'avais enregistré (sur plusieurs années) tous les élerments de cette bande. La seule partie protégeable était mon travail de réalisation càd le montage et le mixage des éléments entre eux, pas les éléments en eux-mêmes.

Pour finir, se construire une sonothèque originale, cela demande des années (depuis 1994 dans mon cas) , un travail de montage et de classement monstrueux, et je me rend compte, en plus, que je n'ai jamais exactement le son dont j'ai besoin. Alors, je prend mon Nagra, mon couple et je sors...

Bonne soirée à tous

Pierric.

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Yves (---.fbx.proxad.net)
Date:   12-04-06 22:38

Je veux pas chipoter mais la musique concrete est notée, voir les tres belles partitions de Stockhausen
ou Pierre Schaeffer .

A part ca je me sens proche du point de vue de P.Guenegan .

C'est vrai que ca prend du temps de faire les sons seuls et les ambiances, pour ma part, j'adore ca
quand je ne suis pas epuisé par le tournage (savoir s'economiser..) .

Mais vivre ce moment decalé, choisir le temps et l'endroit , mettre en place la bonne technologie, partager ce moment avec (parfois) le Real (srtt en Docu) et le Perchman.

Attendre que le son revienne au naturel apres l'avoir derangé, ecouter son evolution, sa progression
etre surpris par de minis evenements, et parfois par des evenements plus importants .

( je me rappelle un son seul nuit dans la campagne Khmer, il y avait le couvre-feu , a un moment, dans le noir, j'ai entendu des bruits bizarres, j'ai cru que le Nagra avait decroché, alors entre mes doigts j'ai allumé une lampe de poche et là, j'ai vu 6 chiens sauvages en arc de cercle, à 4 metres de moi qui me regardaient dans la nuit et semblaient me trouver appetissant..)

Et puis contraindre amicalement le realisateur a vs accompagner a 5h du mat' pour enregistrer le
muezzin de Casablanca dont il a tlmnt besoin pour son film ....!..et le voir patienter a moitie endormi dans la voiture ..

Non, vraiment.c'est sympa .. 8)

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Jean Casanova (---.fbx.proxad.net)
Date:   12-04-06 22:58

Je suis tout à fait d'accord avec Pierric, faire les sons seuls en tournage, c'est dur, mais il y a des lieux et des instants magiques que l'on ne retrouvera plus et qui ne demandent qu'à être saisis, à la manière d'un instantané.
Mais, au contraire de Pierric, j'aime à fournir un maximum de sons seuls (enfin ceux que j'ai envie d'entendre dans le film), c'est déjà une manière de participer au et d'orienter le montage son, le direct c'est beau et intérressant, l'atmosphère du film c'est aussi passionnant.
Et je partage la même émotion que Yves quand il s'agit de faire son métier et d'y mettre toute la passion que nécessite l'enregistrement d'un son unique.
Et c'est bien pourquoi il est nécessaire qu'enfin nous protégions notre travail, d'autres ingés son le pensent aussi, les moyens informatiques existent à cet effet, pas pour détruire notre unicité.
Il n'y a pas d'utopie, là dedans, c'est une éducation à faire. Je ne doute pas qu'un jour elle aboutisse quand on voit la soupe en sachet qu'on nous sert à longueur de t&léfilm et film de cinéma.

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Philippe Labroue (---.net81-67-86.noos.fr)
Date:   13-04-06 11:22

Bonjour à tous,

je viens de lire avec intérêt les divers avis sur la question des droits que l'on peut avoir sur une prise de son.

Malheureusement le droit français n'offre pas grand chose comme protection. Même si la prise de son a été réalisée d'une manière très artistique, étudiée et avec beaucoup de participation personnelle, au sens juridique du terme cela ne constitue pas tout ou partie d'une oeuvre artistique à part entière. Ainsi va la loi, et le contraire serait possible à condition de la changer au préalable.

Sur le chemin de la propriété littéraire et artistique :

Comme le dit Pierric, une réalisation, une composition musicale, dès l'instant où elles sont originales, définies, personnelles et publiées sont reconnues implicitement comme une oeuvre de l'esprit et donc, ouvrent une série de droit à son ou leurs auteur(s).

Jusqu'à présent, une prise de son n'a jamais été reconnue comme tel, et c'est sa qualification "d'action technique" qui l'a conduit dans le régime juridique d'une prestation, avec une absence totale de droit moral de la part de son auteur.

Le régime de la licence :

Concrétisé avec l'arrivée des oeuvres logiciels et informatiques dépendant de ce régime, l'auteur peut concéder une licence d'utilisation de son oeuvre. Aucune possibilité en matière de prise de son, car la qualification d'oeuvre artistique est absence.

Les droits voisins de production :

Le producteur d'une bande sonore ou d'image se voit attribuer des droits voisins au droit d'auteur, officiellement depuis 1985. En la matière, il y a des droits voisins sur la bande sonore, appartenant au producteur, à la condition préalable que ce qui est enregistré sur la bande (musique, film, piece de théatre, receuil de son...) soit une oeuvre artistique à part entière, protégé par la loi. Le producteur étant la personne ayant permis la matérialisation de l'oeuvre par son financement ou son savoir-faire, au même niveau que les interprètes, participera à la répartition des droits.

Cela n'exclue pas le cas particilier où c'est le preneur de son lui-même qui est prducteur de la bande.

Sur le chemin de la propriété industrielle :

Pour celui qui a conçu une méthode de prise de son originale, ou pour celui qui a réalisé la fabrication d'outil de prise de son, il est envisageable de déposer un brevet et ainsi de protéger sa création. La procédure administrative de dépôt est fort lourde, chère et contraignante. C'est le cas par exemple des systèmes de spacialisation et d'encodage des programmes.

Le dernier chemin, la propriété du support :

Evidemment, c'est la partie la plus faible... la propriété du support. Vous pouvez le vendre le prix que vous voulez, y mettre les protections que vous voulez... Mais sachez que le propriétaire pourra en faire ce qu'il voudra, car il s'agit d'un simple support physique et matériel.


Alors pourquoi nos prises de son sont-elles protégées, quand-même ?

Je n'ai pas le droit de me servir d'une partie du son d'un film publié ou d'une partie ou extrait d'une bande son d'une oeuvre radiophonique diffusée.

En effet la protection de l'oeuvre artistique principale (film, musique, pièce ou montage radiophonique), emporte la protection de tous les éléments qui la constituent. Ainsi le producteur de l'oeuvre principale aura des droits voisins sur chacun de ces éléments, même si ce n'est pas l'auteur du scénario, le réalisateur de film, le compositeur de la musique ou les interprètes qui ont fait la prise de son.

Ainsi, intégrant une oeuvre protégée par loi sur la propriété litteraire et artistique, un élément sonore ne pourra pas être utilisé ailleurs sans l'autorisation des ayant-droits concernés.

Cet élément doit bien évidemment et obligatoirement avoir été publié ou diffusé (divulgé) dans l'oeuvre principale afin d'avoir cette protection minimale. Au sens de la loi, il n'y a d'oeuvre artistique qu'après la première communication au public.

Et alors quid de l'opérateur qui a fait la prise de son ?

L'opérateur son ou inégnieur du son n'a pas de droit direct sur sa prise de son. Au mieux, il doit s'entendre contractuellement avec le producteur pour qu'il y ait un intéressement aux différentes utilisations de son enregistrement, en cas de publication de l'oeuvre principale et de publication dérivée. C'est aux parties de trouver un accord dans le cadre légal, mais en dehors du régime de la propriété littéraire et artistique.

Idem pour le monteur de la bande son qui garde au fil des ans des rushs. Le producteur employeur doit être d'accord pour que cela puisse se faire.

Voilà, j'espère que cela a pu vous éclairez, et dans l'espoir de poursuire le débat.

Amicalement.
Philippe

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Pierric Guennegan (---.w82-123.abo.wanadoo.fr)
Date:   13-04-06 18:29

Merci Philippe pour ces précisions très claires. Cela nous ramène à ce que nous sommes : des techniciens au service des artistes.
Si nous désirons aller au delà de la technique, et surtout que cela soit reconnu comme tel, alors nous devons changer de camp et devenir realisateur ou musicien.

Bon week end à Tous
Pierric

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: jcruault (---.w86-218.abo.wanadoo.fr)
Date:   09-02-08 22:32

bonjour, je pense que vous avez bien répondu, et de ce fait pas faire n'importe quoi, ni répondre n'importe quoi. Qu'il aille au diable lui et sa phonétique sonore....
Cordialement

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Jules wysocki (---.w83-114.abo.wanadoo.fr)
Date:   12-03-08 23:49

Bonjour,

J'aimerais glisser une question subsidiaire:

Avez vous des techniques de classement de banquesson ?
Je commence la mienne et j'aimerais être rigoureux dans mes classements dès le début mais je ne sais pas par ou commencer !?
Doit-on garder les sessions PT ou un bounce Wav lors de captation MS ou XY? (possibilité de modifier l'angle utile de prise de son)

Merci pour vos réponses et
veuillez m'excuser pour cette petite déviation.

Jules.

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: alain Le Kim (---.w83-199.abo.wanadoo.fr)
Date:   14-03-08 10:04

Bonjour,

Je suis étonné que cette rubrique ne soit pas déplacée dans le forum "production", il s'agit de problèmes juridiques parfaitement éclairés par Philippe Labroue d'ailleurs. Ce ne sont pas des questions techniques.
Bizarre!
Cordialement,

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: JP (---.255.97-84.rev.gaoland.net)
Date:   15-03-08 22:30

Bonjour(soir) à tous et merci pour vos interventions très intéressantes.

Pour les prises de son d'ambiances, est-il préférable d'enregistrer au format XY pour respecter la compatibilité mono, ou le format AB est-il toujours accepté par les mixeurs ?

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Philippe Vandendriessche (---.225-65-87.adsl-dyn.isp.belgacom.be)
Date:   16-03-08 11:54

Bonjour à tous,

Je gère une sonothèque depuis une grosse vingtaine d'années.

Avant de décrire comment je pratique, j'aimerais éclairer mon discours d'une petite phrase qui résume mon point de vue: l'ordre c'est une question individuelle. Quand l'ordre devient collectif, c'est l'oppression.

Venons en donc à ma "méthode" personnelle.
J'ai débuté au début des années 80.
Mes prises de son étaient réalisées alors sur un support bande magnétique 6,35 mm avec un Nagra 4S.
Sur les boîtes des originaux il y avait une étiquette indiquant la vitesse de l'enregistrement, et dans la boîte un petit rapport son avec une description des éléments sonores, et le microphone ou le système de prise de son stéréo utilisé.
A l'époque, les bandes lisses étaient recopiées systématiquement en bande perforée 16 mm, 17,5 ou 35 mm.
Je conservais donc tous mes originaux.

Quand j'avais des sons seuls, effets ou ambiances intéressants, je les découpais, les regroupais sur des bobines étiquetées "oiseaux", "sirènes", "foules" etc.
Avec des amorces colorées entre chaque son et des petits numéros écrits sur l'amorce avant chaque son.
Le tout était classé dans une bibliothèque, avec des étagères thématiques: les éléments (air, feu, terre, eau...), les êtres vivants (hommes, animaux...), les machines (voitures, trains, bateaux, industrie...).

La recherche d'un son dans la sonothèque s'effectuait alors avec les yeux (la vision de l'aigle...).

Pas d'informatique.
Et tout était manipulé: prendre la bobine, la charger sur la machine de lecture, bobiner, rembobiner... Et puis recopier tout cela sur bande perforée.

A l'époque, on envoyait les feuilles de service par la poste.
Le fax n'existait pas.
On prenait du temps et on rendait visite au monteur, on amenait les sons à repiquer sur bande perforée.
Il y avait beaucoup de gestes, de rapports humains.

Et puis il y a eu cette révolution numérique.
Le format DAT s'est imposé, et donc il a été nécessaire d'adapter les choses.
Sur une cassette de deux heures on pouvait mettre une infinité d'éléments sonores divers et variés. Pour s'y retrouver il y avait les index.
Impossible de regrouper les éléments facilement car les machines de montage numérique coûtaient une fortune (pas de Nuendo, ni de Protools... au début il y avait l'Audiofile AMS, le DAR, le Synclavier, et des petits échantillonneurs Akai).

La solution c'était donc de classer les index des cassettes DAT au moyen d'une base de données la plus intelligente possible.
Et de faire des compilations numériques par copie de DAT à DAT.

La compilation partait chez le client et j'exigeais le retour de cette cassette après usage au titre de copyright.
Le client avait le droit d'y accéder à tout moment mais l'archivage se faisait chez moi.

J'ai acheté le logiciel "Leonardo Software" conçu par Louis Benioff, à qui j'avais rendu visite à Los Angeles à l'époque (début des années 90).
Ce logiciel avait été conçu pour les grosses sonothèques de l'industrie du cinéma américain et anglais (Lucas, Walt Disney, etc). Base de données indexée, contenant une classification reprenant toutes les catégories de sons avec leurs définitions, ce logiciel coûtait très cher pour l'époque et il nécessitait un ordinateur de type PC tournant sous DOS. A l'époque, l'investissement représentait environ 8000 EUR, rien que pour un ordinateur, une imprimante et un logiciel de base de données...
Après avoir travaillé comme un bénédictin pour identifier, décrire, encoder tous mes supports de son, j'ai eu à ma disposition un outil très performant.

J'ai complété ma production personnelle par des collections de CD reprenant les divers clichés qui sont dans "l'inconscient collectif": les ricochets des pistolets western, les sons de style "Tex Avery", et puis une foule de très beaux sons édités par des collègues de sensibilité et de culture variées.

"Leonardo Software" éditait des mises à jour de la base de données pour les collections de CD commerciales.

Donc, pour résumer, chez moi les sons sont toujours actuellement sur les supports source (bande lisse, DAT, CD, bandes Nagra D, DVD Cantar ou MiniR 82, CD Nagra 5 ou Nagra ARES-BB).
Le contenu de ces supports est répertorié dans le "Leonardo", qui tourne sur un vieux PC sous DOS.

A ce stade de la description on pourrait se dire que ma sonothèque est un musée.
Et on aura raison.
En effet, pour lire les divers supports source il y a des tas de machines spécifiques dans le studio: une collection de Nagra, des lecteurs CD, DAT, un convertisseur numérique stéréo L/R vers M/S et M/S vers L/R, des convertisseurs en temps réel de 44.1 vers 48 ou inversement, 16/18/20/24 bits etc.

Je suis le seul (à part mon fils Antoine) à travailler dans la sonothèque et à l'enrichir. Je connais les sons par coeur (leurs caractéristiques, spécificité...). Et c'est en collaboration directe avec le monteur ou le réalisateur ou le musicien qui vient chez moi que je travaille.
Je déteste travailler sous pression et donc il faut prévoir du temps pour écouter et choisir ensemble.

Je défends une certaine forme d'artisanat "le patron aux fourneaux", et actuellement on ne me contacte plus que pour des travaux relativement intéressants et à valeur ajoutée artistique.

Je devrais "moderniser" les choses en regroupant tout sur un gros disque dur, avec un classement informatique qui permette de réaliser les compilations dans un Nuendo, par exemple.

Mais je risque de perdre l'âme de ma sonothèque dans tout ce qu'elle a d'humain actuellement.

Un obstacle, c'est aussi que j'aimerais récupérer tout le classement du "Leonardo" pour l'exporter dans un autre format, ce qui semble très compliqué. Le "Leonardo" étant volontairement fermé pour protéger tout l'encodage des données des CD commerciaux qui a été réalisé par l'éditeur du logiciel.

A noter que le Leonardo n'a pas encore de concurrent sérieux actuellement tant ce logiciel a été bien conçu pour coller aux nécessités d'une sonothèque de grande taille.

Pour moi, le regroupement de la sonothèque sur un gros disque dur représenterait plusieurs centaines d'heures puisqu'il y a 1000 bandes Nagra et plus de 500 DVD d'une heure et demie, le tout transféré en temps réel. Plus 300 CD "commerciaux", plus des DVD Cantar, bandes Nagra D etc.

Je crois que ce travail, ce sera pour mes héritiers, à moins qu'une bourse me tombe du ciel si jamais on décidait que le travail de prise de son de toute une vie fasse partie d'un patrimoine unique, mais j'en doute.

Et donc il y a des choses qui se font "à la petite semaine".

Le conseil que je pourrais donner à celui qui se lance dans ce travail de sonothèque, c'est d'échantillonner les éléments originaux dans leur format d'origine (stéréo MS ou XY ou AB, Soundfield format B, 5.1, multipistes, fréquences d'échantillonnage et quantifications d'origine etc). De décrire les normes techniques et les sons de la façon la plus complète possible. Et de trouver un logiciel qui serve à faire les compilations qui puisse convertir tous les formats en fonction de l'usage final auquel la compilation est destinée.

L'idéal c'est que la compilation puisse être elle-même incorporée au contenu de la base de données à titre de copie.
De cette façon, la compilation devient un objet sonore avec "copyright". Et de demander à ce titre, le retour du support de la compilation dont on reste propriétaire.

C'est d'ailleurs selon moi la seule manière de gérer les licences des collections commerciales comme "Hollywood Edge" ou "Sound Ideas" ou "Digiffects". En effet, la licence est cédée dans des conditions précises et le fait de faire une compilation qui contienne des sons issus de ces collections nécessite de la part du "compilant" de prendre des précautions pour qu'il n'y ait pas "pillage" de ces collections par des copies successives.

Ca va probablement en faire sourire certains mais ma méthode de travail s'inspire d'une réflexion à propos du pillage des sonothèques. J'ai vécu plusieurs épisodes où des monteurs se sont "servis" dans des compilations qui avaient été réalisées pour un film qui se montait dans la salle à côté...
Il y a de quoi voir rouge car les moyens techniques et humains nécessaires à la construction, la gestion d'une sonothèque sont considérables. Il s'agit véritablement d'un patrimoine qui mérite plus de respect que ce que les lois sur le droit d'auteur en font.
Il m'est arrivé de passer un contrat avec un producteur afin de protéger mon travail de conception sonore dans le cas où un CD de la bande originale du film serait édité et qui contiendrait des éléments sonores que j'ai créé et qui ont été incorporé à la musique. J'exigeais des droits au même titre qu'un musicien. Le contrat a été signé mais malheureusement le peu de succès du film n'a pas permis la mise en oeuvre des produits dérivés et donc l'édition du CD en question.

Ce dernier chapitre pour montrer que dans le cas d'une sonothèque il y a des questions techniques et aussi juridiques à gérer...

J'encourage tous ceux qui réalisent des prises de son de classer et répertorier leur travail car toute cette mémoire a une valeur inestimable. En effet, on ne sait jamais qu'un jour ça devienne des trésors.
En ce qui me concerne, cette sonothèque fonctionne de façon rentable et tous les investissements en temps et en matériel sont justifiés, d'autant que quand les monteurs ou les réalisateurs ressortent avec ce qu'ils cherchaient, ça donne du sens à cette activité de collectionneur de "vibrations de l'air"!

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Christophe - Audio Addict (---.fbx.proxad.net)
Date:   16-03-08 15:07

Bonjour,

Avant toute chose, je tiens à préciser que ce message n'est en aucun cas une attaque contre la personne de Philippe Vandendriessche (dont j'apprécie les interventions, le professionnalisme et qui m'a semblé très sympathique lors de notre rencontre au dernier SATIS).
Mais ce sujet pose quelques questions...

l'ordre c'est une question individuelle. Quand l'ordre devient collectif, c'est l'oppression.

?????????

Extrait d'un sujet "polémique" récent :
Il n'y a ni censure, ni prise de position quelconque, en particulier d'intérêt commerciale

Voilà un exemple :
En ce qui me concerne, cette sonothèque fonctionne de façon rentable

A juste titre, Philippe Vandendriessche met son travail en valeur.
Quant à la "censure", il semble que le sujet Autre Radio Autre Culture ait été verrouillé (on ne peut plus y poster de messages) et certains messages ont été effacés... Tristesse.

Mais, dans la logique qui a mené au déplacement du sujet de Philippe Labroue sur la webradio Audio People, ne faudrait-il pas aussi déplacé ce sujet dans la partie production du forum ?

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: alain michon (---.w86-209.abo.wanadoo.fr)
Date:   16-03-08 16:58



bonjour à tous , bonjour christophe

je n'avais pas fait attention, je trouvais bizarre de personnes ne poursuive la discussion sur la webradio Audio People. une explication ????

quelles sont les raisons de ce vérouillage???? essayons d'en finir avec ce gôut amer.

parcontre j'ai apprécié l'historique de Philippe Vandendriessche.

Est ce que quelqu'un utilise un autre logiciel moins cher d'accès. N'est il pas possible par exemple de faire le lien entre un nom de fichier répertorié sur Exel et et le fichier audio portant le même nom?..

merci

Alain

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Luc (---.cust.tele2.fr)
Date:   16-03-08 17:16

Merci Phil VDD pour ces précisions techniques précieuses.

Je vais reprendre la construction de ma sonothèque après lecture du message de PVDD.

Luc

PS:
Peux t'on arreter de s'enerver pour rien au sujet de cette emission de radio ? Moi j'ai trouve la solution j'ai mis en lien Audio People et j'écoute avec plaisir. Arretons d'harceler le webmaster c'est ridicule on va finir par perdre perchman. Son site est génial respectons le.
C'est aussi grace à lui qu'on va sur Audio People. Et d'ailleurs aussi sur audio addict...

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Jules wysocki (---.w82-121.abo.wanadoo.fr)
Date:   16-03-08 22:07

Merci beaucoup pour cette historique, cela nous permet de relativiser quand aux difficultés rencontré sur du matériel numérique. Ce types de témoignage est à mon sens essentiel. Merci encor.

J'ai entendu parler d'un logiciel nommé "Access". C'est un logiciel de gestion de base de donné. Mais je ne pense pas que ce logiciel ne permet pas de faire des liens entre la description et le fichier audio. Effectivement, si ce liens pouvait exister se serait magique !

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Patrick Allex (---.dsl.club-internet.fr)
Date:   16-03-08 22:25

salut tout le monde
dans exel n'est ce pas un "lien hypertexte" ???

je n'en sais rien, mais peur être...
cordialement
Patrick

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: alain michon (---.w86-209.abo.wanadoo.fr)
Date:   17-03-08 00:42

bonsoir

je viens de classer quelques sons dans exel, et ça fonctionne par le lien hypertextes...
c'est assez fastidieux,.personnellemnt je classe tous mes sons dans itunes, j'ai donc pris les mêmes fichiers et j'utilise le chemin que m'indique Itunes pour crer mon lien hyper texte. ça marche , mais je ne sais jusqu'où ça peut tenir dans EXEL?..
`
Cordialement
alain Michon

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: jcruault (---.239.114-78.rev.gaoland.net)
Date:   02-06-08 13:11

Bonjour, tout cela est bien beau...mais il existe déjà une sonothèque professionnelle: www.sonsetambiances.com
Cordialement.

Répondre à ce message
 
 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Philippe Vandendriessche (---.227-65-87.adsl-dyn.isp.belgacom.be)
Date:   02-06-08 15:57

Effectivement, ce site existe.

Un petit coup d'oeil aux tarifs me laisse croire que je devrais être milliardaire à l'heure qu'il est...
Et je ne sais pas si c'est mon Mac ou bien mon Internet haut débit mais je trouve ça tellement lent.

Je persiste (voir mon très long message précédent): rien ne vaut le contact humain!

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Yves (---.fbx.proxad.net)
Date:   02-06-08 16:18

Le contact humain et le gout du partage Sonotheque

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 Re: prise de son pour créer une sonothèque à des fin de montage son
Auteur: Benoit Tigeot (---.229.102-84.rev.gaoland.net)
Date:   02-06-08 19:45

"Auteur: Yves (---.fbx.proxad.net)
Date: 02-06-08 16:18
Le contact humain et le gout du partage Sonotheque"


Tout à fait.

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